La libellule

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Le bateau dans son contexte historique :

En mai 1992 un petit bateau de type runabout est acheté par Amerami ; ce bateau construit en 1950 par le chantier « La Libellule » à Vanves, sur la Seine, à coté de Paris, est l’œuvre de l’ingénieur Jacques Laulaigne. Aucune autre information ne nous est parvenue sur ce chantier si ce n’est qu’il existait deux types de ce bateau : l’un à deux, l’autre à quatre places.

A l’origine il est immatriculé à Dieppe et ceci jusqu’en janvier 2013, date à laquelle il est immatriculé à Auray.

Il est dénommé la « Libellule ». Il reste trois exemplaires de cette embarcation, celui d’un amateur éclairé qui l’entretient parfaitement, une autre à l’état d’épave en Province et le nôtre.

La restauration :

Première intervention : les formes de ce bateau à la fois modernes, inhabituelles, fines, élégantes, audacieuses, servies par un matériau aussi beau que l’acajou, font qu’il est impossible de ne pas avoir le  « coup de foudre » dès le premier regard . On verra dans quelques lignes que l’esthétisme de ces formes se traduisent sur l’eau d’une façon remarquable.

La restauration ou, plus exactement, la remise en état puisqu’aucun élément important, en taille ou de fonctionnement, n’a dû être changé.

Les travaux successifs sont les suivants :
– État des lieux intérieur et extérieur aussi précis que possible ; celui-ci ne révèle pas de problèmes apparents très importants .
– Ponçage du pont , de la coque, intérieur et extérieur , changement du liston , récupération et remise en état si possible de l’accastillage d’origine , première série de changement des vis laiton de fixation par d’autres identiques .
– Peinture intérieure , couleur bleue  » ciel de la baie de Quiberon  » , vernis extérieur (5 couches) , peinture de la carène, même couleur bleue , récupération de l’état d’origine du pare-brise .
– Dans le même temps une nouvelle motorisation est mise en place (l’ancienne étant inexistante ) , abandon de l’ancien système de commandes pour des raisons de sécurité , installation d’un moteur 15 cv par Yoann Le Cloarec de l’Atelier mobile du marin .

Les premiers essais :

La Libellule à l’abri du fort de Romainville, où étaient conservées les réserves du Musée national de la Marine, n’a pas goûtée l’eau de mer depuis fort longtemps. Le 23 juillet à Larmor Baden puis le 25 à Carnac c’est chose faite. La coque prend un peu d’eau, pas trop non plus, juste ce qu’il faut afin de gonfler un peu. Depuis à chaque sortie la situation s’améliore. Dans le même temps les essais moteur se déroulent sans problèmes particulier.

Seconde intervention :

Les travaux qui avaient bien commencés à l’automne 2019 ont été interrompus ou retardés par l’hiver, des problèmes de santé et par les confinements successifs au cours de l’année 2020. La liste des travaux effectués à la fin du mois de novembre 2020 sont listés ci-dessous :

 

Retournement et calage du bateau à l’abri des intempéries et de la poussière sous un tunnel serre avec une possibilité de chauffage d’appoint.

Premier sondage de la coque et mise en évidence de nombreuses pièces de bois à remplacer (ex. bordée du fond œuvre vive, étrave cf. photos)

Démontage des virures latérales et de la virure de quille, de l’entoilage et décapage des œuvres-vives

Découpe et remplacement des pièces endommagées (bordée et étrave)

Ponçage de l’ensemble de la coque afin de remettre le bois à nu

Calfatage des fissures existantes avec un polymère marine

Entoilage par un tissu de verre (fibre courte 200g) et résine époxy des parties immergées jusqu’à la ligne de flottaison

Étanchéification par un topcoat bi-composant de couleur noire (1 couche)

Réalisation et remplacement des virures anciennes par des virures en acacia

Application d’une deuxième couche de topcoat

Retournement du bateau sur sa carène, début de ponçage du pont et démontage de l’ensemble des éléments intérieurs attaqués par les vers de bois et certains éléments cassés ou fragilisés

Décapage de la partie intérieure de la coque afin d’éliminer les multiples couches de peinture et les multiples bourrages de fortune pour assurer l’étanchéité

Application d’une première couche de primaire d’accroche, et d’une première couche de topcoat gris

Re-fabrication de plusieurs éléments : tableau de bord, console centrale et support de pont arrière, support de pont avant pour positionner le réservoir d’essence

Démontage et reprise du tableau arrière pour renforcer le support moteur

Ponçage général du pont, pose d’un joint noir sur l’ensemble du pont, remplacement de l’ensemble des vis de pont

Application d’une couche de fond dur (bouche pores)

Égrainage de l’ensemble avant vernissage

Application de trois couches (bi-composant polyuréthane) de vernis à ce jour

Nettoyage et remontage de l’acastillage, du volant et du câblage moteur. Placer un tuyau d’alimentation essence sous le plancher (le réservoir sera placé à l’avant sur un plancher déjà posé)

Achat et pose d’un nouveau boîtier de commande de vitesse, d’un speedomètre et d’une horloge sur le tableau de bord

Achat et pose d’un avertisseur et de feux de navigation (hampe rabattable arrière et deux feux de navigation avant)

Placement d’une pompe de cale et d’une batterie à l’arrière

Remontage et adaptation du plancher

Ponçage léger, vernissage et remontage (et adaptation) des deux banquettes

Révision et entretien de la remorque

 

 

Les qualités nautiques, l’activité :

Quelques trajets des plages de Carnac au port de La Trinité sur Mer , dans la rivière de Saint Philibert, dans la rivière de Crach , vers l’anse du Po ou le Golfe du Morbihan permettent de mieux maitriser l’utilisation du bateau et de mesurer ses qualités nautiques . En mer l’avant monte bien à la vague , l’arrière glisse littéralement sur l’eau ; sur mer un peu formée, ce qui frappe c’est la grande stabilité du bateau.

L’exploitant :

Jacques Gaillard

L’activité :

Le bateau navigue maintenant sur l’Erdre

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