Qu’est-ce qu’AMERAMI ?

Qu’est-ce qu’AMERAMI ?

Faire naviguer des bateaux pour témoigner d’une époque est certainement la meilleure manière de les préserver de l’oubli. C’est un engagement qui n’est pas propre à AMERAMI puisque de nombreuses associations ont été crées à cette fin mais sa singularité est de le faire pour une collection de bateaux de taille et d’usage très différents que l’on peut voir dans nos ports métropolitains.

AMERAMI, une ouverture vers la mer

Cette diversité de la collection vivante d’AMERAMI permet d’apporter des solutions aux personnes qui éprouvent un attrait pour la mer qu’elles ne pourraient satisfaire soit parce qu’elles n’oseraient pas sauter le pas seules, ou tout simplement pour des raisons financières et surtout dans un environnement qui leur convienne.

Mais outre ces raisons, chacune de nos unités est une incitation à l’appareillage pour celles et ceux qui  tombent sous leur charme. Elles offrent un vécu unique qui tient à l’originalité de sa conception, de son histoire et proposent des voyages sans pareil que cela soit à bord du  canot Libellule ou du ketch Gullveig. A l’évidence, une collection pour des personnes passionnées, des marins dans l’âme, qui se révèlent être beaucoup plus nombreux que l’on ne pourrait le penser. AMERAMI peut en témoigner car elles l’ accompagnent depuis tant d’ années.

De plus, la possibilité qui est offerte aux adhérents de pouvoir naviguer sur toutes les unités d’AMERAMI favorise une émancipation heureuse car il n’est pas rare qu’ils souhaitent naviguer sur d’autres unités de l’association. C’est ce qui se passe au sein de structures associatives qui abritent  des bateaux d’AMERAMI mis à leurs dispositions à dessein : Association Cherbourg-Voiles Cotentines, Erdre Voile Passion, Association pour la Sauvegarde des Embarcations Traditionnelles (ASET), Société nautique de la Petite Mer (SNPM), l’Argonautique.

AMERAMI, une collection qui donne du sens

Aujourd’hui, AMERAMI rassemble et unit autour de bateaux de caractère qui sont exigeants en qualité d’entretien et délicats à mettre en œuvre car leur valeur historique n’autorise pas de risques mal maîtrisés.  Ils sont pris sous les ailes protectrices de passionnés que ces contraintes n’effrayent pas tant leurs motivations et leurs disponibilités sont fortes et communicatives.

Ce n’est pas un hasard s’ils se retrouvent au sein de notre association qui demande d’avoir du sel dans le sang. Tous nos adhérents ne naviguent pas mais tous partagent les valeurs de notre charte. Vouloir et pouvoir s’engager de la sorte n’est pas courant, un engagement partagé par toutes les tranches d’âge. Les plus jeunes y trouvent du sens dans l’action : naviguer et entretenir, et les plus anciens rassurés, sont le maillon essentiel pour  la sauvegarde du patrimoine, par leur savoir faire

AMERAMI, une histoire vivante du nautisme

Une collection qui permet à l’évidence de mieux faire connaître AMERAMI ainsi que ses engagements pour la sauvegarde de notre patrimoine maritime. Mais ce qui compte, c’est bien de sauver le plus de bateaux qui puissent l’être et qui méritent de l’être. Elle évolue au fil des donations car les propriétaires-donateurs se sont rapprochés d’AMERAMI dans une démarche de confiance. Ils souhaitent en effet préserver le destin de leurs bateaux, souvent sauvés de l’abandon, puis soigneusement entretenus et avec lesquels ils ont une relation sentimentale forte. L’association les acceptent dès lors qu’elle se sent capable de faire vivre l’histoire de ces bateaux témoins d’une époque mais également des femmes et des hommes qui l’ont fait, la font et la feront. Qu’ ils soient amateurs, architectes navals, charpentiers de marine, marins, ils ont fait l’histoire du nautisme. Nous leur devons beaucoup car ils ont été le catalyseur de nombreuses vocations maritimes. Nous sommes là pour en témoigner et les accompagner.

Notre assemblée générale 2020 a pu se tenir entre les deux confinements grâce à la disponibilité des adhérents qui ont pu se libérer (une majorité d’entre eux venait de province) et la confiance de ceux qui nous ont adressé une procuration. Nous étions 240 adhérents en 2020 pour accompagner AMERAMI dans ses destinées.  Je les en remercie avec une très grande gratitude car nous ne pourrions faire vivre l’association sans leur précieux soutien.

 

Jean-François BAUD,

Président d’Amerami

Le 1er  décembre 2020

 

I have a dream… Qui n’a pas le sien.

L’aventure humaine repose sur l’innovation mais grandit sur le socle de l’histoire.

L’histoire est multiforme, écrite, racontée, exposée, vivante. Toutes les formes importent mais ce dernier trait est le choix d’AMERAMI. Parmi d’autres, dans son style qui lui est propre, AMERAMI est une association qui œuvre pour la sauvegarde du patrimoine maritime et fluvial depuis plus de quarante ans.

Fondée en 1975, elle venait en appui d’un projet ambitieux : créer un Musée de la Mer pour l’Atlantique qui devait se situer au Port-Louis dans la Citadelle et les environs immédiats. Cette idée n’a pu se concrétiser, mais le mouvement était initié.

L’association des amis de ce musée, reconnue d’utilité publique en 1981, pionnière à l’époque, lancée par de grands personnages, Luc-Marie Bayle, Aymar Achille-Fould, Christian Bonnet, a connu près de quinze ans de navigation administrative incertaine. Jacques Chauveau, ensuite son président, déploya une énergie qu’on lui connaissait à poursuivre la collecte de bateaux de petite taille condamnés, avant d’opter pour la formule actuelle.

Celle-ci est bien vivante et d’ailleurs partagée par d’autres. Il s’agit de restaurer les bateaux qui peuvent l’être et de les faire naviguer pour qu’ils témoignent de leur époque. Et qu’incidemment leur équipage en tire fierté et plaisir.

En dix ans, le but a été atteint pour 35 bateaux. Ceux-ci ont été restaurés soit par des chantiers professionnels, soit par des équipes d’amateurs responsables, soit par des particuliers enthousiastes et patients. Nous n’excluons aucune méthode, un seul but, le bateau est restauré « état  concours » et doit naviguer pour vivre. Notre collection est une collection vivante. Beau résultat de la présidence d’Hubert Foillard, mon prédécesseur. Le rêve devenu réalité c’est la Vigie, charmante petite chaloupe à vapeur qui appartenait à la brigade fluviale de la préfecture de police de Paris et qui navigue sur la Seine et ses canaux, ce sont les yachts Vétille (1893), Calypso (1911) ou Sheena (1916), c’est aussi une yole de 1850 et ce sont tous les autres. Ils vous attendent sur le site de l’association. Le rêve c’est également le Vaurien numéro un, il est en état d’être restauré, ou un Bénodet en cours de restauration.

Qui sait de la graine de marins… Et il reste d’autres belles unités qui attendent…

Et puis, Amerami, c’est également une autre originalité, en la personne d’un bateau qui, lui, ne devrait plus naviguer, le sous-marin Argonaute, visitable à la cité des sciences. J’étais le second d’un sous-marin du type, l’Ariane, et nous étions 48 à bord. Gardez ce chiffre en tête quand vous irez le (re)visiter.

Amerami est présent un peu partout dans l’hexagone. Normandie, Bretagne et côte Atlantique, Méditerranée, Lac Léman, la Seine, l’Erdre et j’en oublie surement. Son siège est à Paris mais elle se veut normande en Normandie, bretonne en Bretagne etc. sans renier un petit air de titi parisien quand elle navigue sur la Vigie autour de l’ile de la Cité… Elle a le vœu de renforcer le tissu des associations diverses qui œuvrent dans le même espace pour renforcer l’amitié, la camaraderie et l’entraide. Elle est ainsi membre de l’association qui ambitionne de sauver le Touriste, pour le faire naviguer à nouveau entre la Tour Eiffel et le Pecq. Elle est également membre de la Fondation du patrimoine maritime et fluvial.

Amerami a besoin de sympathisants qui lisent sur internet sa lettre d’information (abonnez-vous, c’est gratuit), d’adhérents qui soutiennent plus directement son action. A tous, elle pose des questions sur l’histoire des bateaux de  sa collection. En effet, signes du désintérêt massif pour cette histoire dans les décennies qui nous précèdent, des trous béants sur ce que vécurent nombre d’entre eux. Notre site l’illustre malheureusement. Hormis l’Argonaute bien entendu, mais cela ne suffit pas…

Chaque bribe d’histoire qui pourra être collectée nous importe. Nous y reviendrons ponctuellement.

Thierry d’Arbonneau,
Président d’Amerami

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