Païca

Le bateau dans son contexte historique :

Vers la fin de la guerre, et dans des conditions difficiles, cette nouvelle petite série connaît un étonnant succès. Son créateur et animateur, Pierre Le Prou, réussit à faire du Pacific le centre d’attraction du Bassin d’ Arcachon. Tous les clubs locaux l’adoptent et il atteint très vite le chiffre appréciable de 200 unités. Il draine à l’époque, la clientèle des jeunes qui n’avait pas pas un autre bon petit monotype à leur disposition avant la guerre. Il est bien adapté aux conditions locales, est agréable pour la promenade et se défend bien dans le clapotis.

Païca est le nom de notre bateau. Il fait partie de la série des PACIFIC, monotype du Bassin d’Arcachon. C’est une construction en bois réalisée par le Chantier Bonnin en 1958. Vous remarquerez l’étai en bois, à rouleau, pièce d’ accastillage caractéristique de cette embarcation.

La restauration :

Ce bateau est actuellement en restauration : préceinte en remplacement, tableau arrière à refaire, vernis extérieur, étai bois à reprendre (scarfs).

L’exploitant :

Du 18 au 25 août 2007, un petit groupe d’adhérents de la cellule de Caen d’Amerami a la chance de pouvoir se rendre au Bassin d’Arcachon sur l’invitation de membres d’une autre association de sauvegarde du patrimoine maritime, l’association des Amis du Bac à Voile «Pdt Pierre Mallet». Les buts de ce  »voyage » sont multiples.

Tout d’abord, il s’agit de faire naviguer, après restauration, le Pacific Paica, au moins une fois, dans ses eaux d’origine dans l’idée d’aller vraiment au bout de cette restauration.

Ce séjour est riche d’enseignements pour Paica , on peut comparer certains détails techniques, notamment la ferrure joignant le mâtereau de voile d’avant (en fait un étai en bois) et le mat, qui n’est pas articulée sur notre unité, rendant l’ opération mâtage-démâtage plus compliquée.

Outre la ferrure du mât, plusieurs détails sont notés pour améliorer notre unité, sans toutefois la modifier ni dans son ensemble, ni dans sa structure:
– La mise en place d’un taquet pour le palan de dérive,
– Sur Paica, l’hiloire et le brise-lames sont un peu plus reculés, ils se situent en arrière du mât, à la différence des autres rendant le cockpit moins spacieux

Ceci dit, les exploitants sont rassurés de voir que Paica , après sa restauration : blanchiment du pont et vernissage, décapage complet de la coque, peinture et antifouling, n’est pas ridicule à coté des unités locales observées.

Ils ont pu naviguer… et se rendre compte que ce bateau est totalement adapté à la navigation dans cet endroit, avec ses 43cm de tirant d’eau, même par marée de mortes-eaux !

L’activité :

En restauration. Depuis une période d’activité exposée ci dessus, le bateau est de nouveau en restauration sous la direction de Gérard Carrère président de Argonautique à Gujean Mestras, lycée des métiers de la mer.

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