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Le bateau dans son contexte historique :

Lancé, au salon nautique en 1952, le Vaurien est né en 1951 du souci des fondateurs du Centre nautique des Glénans – au premier rang desquels Philippe Viannay – de pouvoir mettre en oeuvre un bon dériveur léger d’initiation susceptible de favoriser l’acquisition du sens marin. A cette fin, ce dériveur doit posséder des qualités à première vue peu conciliables; «il devait être simple et cependant complet; stable, et néanmoins vivant; avoir des réactions franches sans exiger pour autant de son équipage une formation d’acrobate; présenter des garanties de sécurité particulières; enfin, être aussi peu coûteux que possible, tout en étant déjà un véritable bateau»(Cours de navigation des Glénans – édition 1982 – p.20).

Pour Daniel Charles ( Un siècle de voiliers de série français et lémaniques – ed. van de Velde – 2000) le Vaurien possède la généalogie la plus curieuse et la plus ancienne de toutes les séries françaises. Ses prédécesseurs directs sont le dinghy Herbulot (1941) et l’Argonaute (1943).

Chacun de ces deux bateaux découle d’une longue filiation, qui compose les deux branches de la généalogie du Vaurien.» Jean-Jacques Herbulot l’a conçu initialement pour être réalisé en contre-plaqué, le concept de base en étant un bateau léger et économique destiné aux écoles de voile et aux débutants. Sa création a favorisé un formidable développement de la voile en Europe et en Afrique, en raison d’une forme remarquable, d’excellentes qualités nautiques, et d’un coût peu élevé. Plus de 36 000 unités de la série ont été construites. On a pu dire du Vaurien «qu’il a mis la France sur l’eau». Le N°O, prototype, fut construit dans l’appartement parisien de Philippe Viannay, et baptisé du nom d’un chien regretté. Il donna son nom à la série. Il a longtemps navigué aux Glénan. Le chantier Costantini de La Trinité-sur-mer lança la fabrication de 200 unités, chiffre jusque là jamais imaginé. La voilerie Le Rose, de Concarneau, entreprit pour la première fois en France une production en série de voiles, avec préparation de laizes précoupées, et piqures à la machine. Avec l’avènement du plastique, des caissons de flottabilité, des mâts en aluminium, etc., la série a évolué. Les règles de départ ont été assouplies, si bien que le Vaurien est toujours aujourd’hui un dériveur moderne.

L’AMERAMI s’enorgueillit de conserver, comme exemplaire de «l’enfant chéri de J.J. Herbulot», le Vaurien N°1 de la série Costantini, qui a appartenu à Eugène Le Rose, le voilier de Concarneau. « Je suis heureuse de penser que le Vaurien N°1 vit toujours », a écrit Florence Herbulot à l’AMERAMI, « et que votre association en prend soin ».

La restauration :
Le bateau a besoin d’ une restauration légère avant une remise à l’eau.

L’exploitant :néant.

L’activité :néant.

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