Argonaute – visite

L’Argonaute
Sous-marin de 400 tonnes

La visite
L’Argonaute tient une place à part dans le portefeuille de bateaux d’Amerami. Solidement installé à La Villette, il n’est pas destiné à re-naviguer, n’en déplaise aux nostalgiques… C’est la seule unité de combat de la Marine Nationale, que possède l’association dont le modèle se trouve davantage dans des unités de taille plus modeste. Mais bien entendu l’Argonaute fait partie du patrimoine maritime à sauvegarder et sa présence dans la capitale doit inciter les Parisiens à regarder un peu plus vers la mer. L’Argonaute a fait des émules. Le Redoutable est à la cité de la mer à Cherbourg. Les sous-marins Espadon à Nantes/Saint Nazaire et Flore à Lorient sont ouverts à la visite grâce au dynamisme, à l’enthousiasme et à la persévérance des équipes d’anciens sous-mariniers qui ont réussi à leur donner un cadre remarquablement adapté.

La visite de l’Argonaute, installé un peu à l’écart de La Cité des Sciences, à proximité de la Géode, donne immédiatement accès au sous-marin. Un système de casque audio très bien fait, permet de comprendre de rôle de chaque compartiment et d’approcher la vie de l’équipage. De nombreux décors de l’époque ingénieusement installés, donnent à la visite une tonalité vivante et joyeuse. En quittant le navire, on accède à une exposition permanente qui vise à mieux faire comprendre ce qu’est le monde des sous-mariniers.
Les adultes, les adolescents et les grands enfants trouveront dans la visite matière à satisfaire leur curiosité. Les enfants plus petits s’émerveilleront également devant ce décor qui excite leur imagination.

Le transfert à Paris et l’adaptation à la visite.Le transfert de l’Argonaute à La Villette peut se décrire en quelques jalons qui en disent long sur la persévérance et l’engagement de ceux qui en furent les promoteurs, les soutiens, les acteurs.
Fin 1982 : Amerami saisit l’état-major de la marine d’une demande de sauvegarde de l’Argonaute qui vient d’être désarmé. Aussitôt la Direction des constructions navales, qui deviendra DCNS, s’enthousiasme pour le projet.
Noël 1984 : Charles Hernu, ministre de la défense, signe la décision de donner l’Argonaute à Amerami.
Juillet 1986 : la Cité des sciences propose de placer l’Argonaute à côté de la Géode.
Mars 1988 : la Cité des sciences s’engage à financer l’installation sur place du sous-marin. André Giraud, ministre de la défense, confirme l’intention de la défense de participer au financement de l’opération.
Décembre 1988 : Jean-Pierre Chevènement décide que la défense prendra à sa charge les travaux de préparation du sous-marin selon un devis de 40 000 heures de travail établi par la DCN. Il appartient à l’association de subvenir aux frais de transport du bâtiment depuis Toulon via Le Havre et la Seine, aves toutes les difficultés associées.
Janvier 1989 : début des travaux sur le sous-marin à l’arsenal de Toulon.
Août 1989 : l’Argonaute est placé sur la barge remorquée par la compagnie Les Abeilles International. Le transit commence.
10 octobre 1989 : Sortie de l’eau à la Cité des sciences, 10 jours plus tard le sous-marin est à poste.
Mi 1990 : Après six mois de travaux, le sous-marin est ouvert à la visite.
L’exploitant
Amerami met l’Argonaute à disposition de l’établissement public EEPDCSI (palais de la découverte et cité des sciences de la Villette) qui prend en charge l’exploitation de l’ensemble constitué par le sous-marin et les bâtiments d’accès et d’exposition. Les modalités de cette organisation font l’objet d’une convention entre les deux parties.

l'Argonaute

Peinture de Michel Bez in L’encyclopédie des sous-marins français.
Les trois classes de sous-marins classiques Aréthuse, Narval, Daphné

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